Tableau 1
Déclin de la population de
langue maternelle française au Canada1
1766 |
99 %* |
1840 |
45 %* |
1850 |
36 %* |
1861 |
34 %* |
1867-1951 |
± 29 %* |
1961 |
28,1 % |
1971 |
26,1 % |
1981 |
25,7 % |
1991 |
24,7 % |
2001 |
22,9 % |
2006 |
22,1 % |
2011** |
? |
2016** |
? |
Les données statistiques du plus récent recensement au Canada (2006) confirment le déclin inexorable du français en ce pays.
Un nouveau seuil est atteint alors que les citoyens de langue maternelle française ne représentent plus que 22,1 % au Canada et que nous sommes même passés sous la barre des 80 % pour ce groupe de locuteurs au Québec (79,6 %).
Si les francophones du Canada ont pu maintenir leur poids démographique de 1867 jusqu’à la première moitié du XXe siècle grâce à un exceptionnel taux de natalité malgré les lois antifrancophones, une chute dangereuse s’est amorcée depuis les années 1950.
Voici un portrait de l’évolution de la population de langue maternelle française au Canada depuis la Conquête et du déclin du français comme langue d’usage à la maison depuis 35 ans.
1 Sources : Maurice Séguin, Histoire de deux nationalismes au Canada, Guérin Éditeur, 1997, Trésor québécois de la langue française (Université Laval) et Statistique Canada).
* Pour ces périodes, le critère est celui de l’origine ethnique. Celui de la langue maternelle est apparu dans le recensement de 1931.
** Au rythme où vont les choses, si rien n’est fait, où en seront les francophones au Canada en 2011, puis en 2016, et quel sera leur pouvoir politique dans un Canada encore plus anglophone? Faites-vos prédictions et communiquez-les au www.lequebecois.org
À l’extérieur du Québec : le désastre...
À l’extérieur du Québec, entre 1951 et 2006, la proportion de Canadiens de langue maternelle française est passée de 7,3 % en 1951 pour atteindre le taux alarmant de seulement 4,1 % en 2006.
Tableau 2
Déclin du français comme langue
d’usage à la maison au Canada
1971 |
25,7 % |
1981 |
24,6 % |
1996 |
22,9 % |
2001 |
22 % |
2006 |
21,7 % |
Tableau 3
Déclin de la population de langue
maternelle française au Canada hors Québec
1941 |
7,8 %* |
1951 |
7,3 % |
1961 |
6,6 % |
1971 |
6 % |
1981 |
5,2 % |
1991 |
4,8 % |
2001 |
4,4 % |
2006 |
4,1 % |
* Terre-Neuve non compris.
Tableau 4
Déclin du français comme
langue d’usage
à la maison au Canada hors Québec
1971 |
4,3 % |
1981 |
3,8 % |
1991 |
3,3 % |
2001 |
2,7 % |
2006 |
2 % |
Langue d’usage à la maison hors Québec : l’hécatombe, encore...
Hors Québec, entre 1971 et 2001, le pourcentage de la population qui avait le français comme langue d’usage à la maison est passé de 4,3 % en 1971 au seuil critique de 2 % en 2006.
Le bilinguisme canadien : une fumisterie
En 1951, 31,9 % de la population canadienne avait une connaissance du français. En 2006, cette proportion n’était plus que de 30,7 %. De son côté, l’anglais, pour la même période, est passé de 79,3 % à 85 %!
L’assimilation au Québec même
Au Québec, le français devrait normalement attirer environ 83 % des nouveaux locuteurs si on considère les statistiques de la langue d’usage. Or, en 2001, l’anglais a attiré 55 % des nouveaux locuteurs qui ont adopté cette langue comme nouvelle langue d’usage, contre 45 % seulement qui ont opté pour le français.
Dans la région de Montréal, la situation est encore plus alarmante. Pour la même période, la langue anglaise a attiré 65 % des nouveaux locuteurs qui ont adopté cette langue comme nouvelle langue d’usage, contre 35 % seulement qui ont choisi le français.
Le temps nous est compté
Selon Bryan Lee Cowley, président de l’Atlantic Institute for market studies, d’ici 2031, le Québec ne représentera plus que le cinquième de la population canadienne, tandis qu’à Ottawa les députés québécois ne seront que 75 sur 378 députés fédéraux. Dans son ouvrage intitulé Fearful Symmetry: The Fall and Rise of Canada's Founding Values, Cowley démontre que le Québec ne pourra plus alors faire valoir aucune revendication. Le temps nous est donc compté. Il urge de se libérer du système canadien, système qui nous condamne à l’assimilation...
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